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 [RP Fécamp] Attrape-moi si tu le peux

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Rolandès Sabeliko

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Messages : 882
Date d'inscription : 02/06/2012
Localisation : A écosser des petits pois

MessageSujet: [RP Fécamp] Attrape-moi si tu le peux    Jeu 4 Avr 2013 - 8:31

Prelude a écrit:
La sueur perlant son front, courant comme un beau diable.
La nuit et sa fraicheur n'apaisant en rien l'activité de sa musculature. Bien que chargé comme un guerrier, son imposante hache encore en mains, sa dague au fourreau, au dessus de ses fesses, Prélude se faufilait entre les arbres et la haute végétation.

Il fuyait. Se volatilisait dans la nature, à une vitesse digne des plus grands et agiles félins.

* ... ça pour sûr, ils ne m'auront point ... *.

Le borgne n'avait que faire des obstacles, frôlant, heurtant parfois même les saules et autres chênes sur son passage, arrachant par la même des morceaux d'écorce. On eût dit qu'il courrait pour sa vie. On croyait pas si bien dire. Nan mais, le forcer à se marier, sans son consentement, en voulant lui apposer une marque dîte " familiale " ... Et puis quoi encore ?! L'hérésie.

Une grande foulée sur la gauche, deux autres sur la droite, évitant obstacles en faisant attention aux racines dans le sol, pour ne pas trébucher. Puis, un enclos. Sans même s'arrêter, tout juste en ralentissant, il asséna un grand coup d'estoc de sa puissante hache dévoreuse de chaire dans le bois vermoulu du barrage.

CRAC, celui-ci explosa littéralement sous le coup, volant en éclats par milliers de morceaux. Prélude continua sa course effrénée.

Un cours d'eau, sans problème. Un hameau, traversé comme un éclair dans la nuit. Sa respiration reprit ses habitudes endurantes, non sans mal. Mais elle devînt plus discrète, plus furtive, contrôlant parfaitement la moindre expiration et la moindre inspiration.

Mais advint ce qu'il redoutait, au bout de deux bons milles ...

Les falaises.




Sebille a écrit:
Sebille courait elle aussi à perdre haleine. Elle avait trouvé un second époux, aussi borgne que le premier, aussi peu prompt à consommer la nuit de noce que le premier...Pour sûr qu'elle le voulait: une collection, ça se monte, à n'importe quel prix!
Donc, elle courait comme une folle, en hurlant à la lune:


ATTRAPEZ-LE!!!!!! NE LE LAISSEZ PAS S'ECHAPPER!!!!CET HOMME EST MON EPOUX!!!!

Rolandes, Canard et Faustine suivaient derrière, ou devant...Personne ne savait plus très bien où chacun était.
Le fait est qu'ils arrivèrent près de la falaise.

Il se tenait là, droit comme un I.
Sebille n'osa faire un pas de plus...



Prelude a écrit:
Fort de caractère, fort de perfidie manipulatrice de l'esprit, Prélude vît son premier poursuivant arriver. Pas des moindres, sa prétendue " épouse ".

Son attitude changea du tout au tout. Il prît une profonde inspiration puis l'ignora superbement. Stratégie machiavélique en marche.
Le Borgne perdit son oeil unique vers le contrebas. Puis déclara, sans même la regarder :

-" Cela paraît haut, n'est-il pas ? "

Puis ajouta ;

-" Cela doit bien faire soixantaine de pieds. " marquant une pause, puis répéta calmement : " Cela parait haut ... "

Prélude regarda Sebille, la " P'tiote ", son regard, empli de confiance en soi. Tout en continuant :

-" Tu n'aurais que faire ... d'un mari ... mort. "

Il ricana. Le genre de rictus sardonique qui bien que long de quelques précieuses secondes, pouvait glacer le sang des plus couards.



Sebille a écrit:
Sébille resta prostrée comme une statue, s'imaginant que si elle restait immobile, il ne tomberait pas...Oh non, son tout nouveau mari! Elle ne voulait surtout pas le voir s'écraser comme un petit pois.

Suuurtouuutttt...ne bouge paass!

Sébille fit un pas...le pas le plus lent de sa vie. Son pied s'enfonça dans la terre meuble du plateau.
En même temps, elle se retournait pour voir si l'aide arrivait enfin. Mais la forêt avait eu raison de la Poulette, de cousine Rolandes et du maire Canard. Il semblait désormais que tout se jouerait entre LUI et ELLE...
Un autre pas...puis un autre


Tu resterais mon époux, Prelude...même mort.

Et d'un dernier élan, le seul qu'elle pouvait donner après cette longue chasse à l'homme, Sebille s'élança, vola, sauta...pour retomber à ses pieds en lui accrochant les chevilles de ses deux mains.

Je t'ai!!!!! Tu ne peux plus tomber! Ne crains rien, mon époux...



Ddizback a écrit:
Dd avait couru, à en perdre haleine, poussé aux fesses par Rolandes, le nez dans l'herbe fraîche, puis avez poursuivi Prelude comme un beau diable. Fort heureusement, il n'avait pas perdu sa vivacité, mais arriva néanmoins en retard, après s'être cogné plusieurs fois contre le monde qui courait après le Borgne. Il avait encore sa soutane, piquée en voyage à un curé trop convertisseur. Il vit les deux jeunes mariés au bord de la falaise, et comprit vite le souci qui se posait.

Fais pas l'couillon Prelude, mort ou non, je vous ai mariés

Il reprit son souffle, et ajouta :

Fiou, fais bon hein, et puis la lune éclaire bien, on voit encore la mer à marée basse.

Allez Prelude, fais pas l'enfant et embrasse la, la d'moiselle. Et puis après tout tu peux rester ici tranquillement.


Le Blond se demandait quelle tournure allait prendre cette soirée bien animée



Rolandes a écrit:
La cérémonie battait encore son plein quand Prélude, sans crier gare, s'enfuit vivement et s'enferma dans les latrines.

Sébille, encore toute rosissante de bonheur, se précipita à sa suite.

Déconcertée et impatiente, elle menaçait de tout casser mais Canard, plus pragmatique, souleva puissamment la porte et la dégonda.

Personne !
Le fuyard était passé par la petite lucarne placée en hauteur.
Rolandès qui suivait immédiatement Dd le poussa aux fesses pour l'aider à grimper.
Elle rejoignit les autres qui trouvèrent bien plus simple d'emprunter tout bonnement la porte de l'auberge.
Ds se ramassa lourdement le nez par terre et se releva. Il se saisit de Sébille qui passait à sa portée et la jeta sur son épaule comme un vulgaire sac de blé.

Allons chercher ton mari !


MON EPOUX S'ENFUIT!! hurlait Sébille tandis que Prélude courait comme un dératé à travers la forêt.
A ses trousses, Dd Sébille à l'épaule, Rolandès et enfin Faustine.

(Musique en fond de Benny Hill)


Un cours d'eau, un hameau, le groupe suivait toujours.
Dd finit pas poser Sébille au sol et se reposa un instant tandis que Rolandès se glissait à la hauteur de la jeune fille.


C'est une vraie chasse à l'homme le mariage, dit pensivement Sébille
Certes, ma fille !
A mon mariage avec Ménèch, c'était moins gai.
Quant à Hélianthe et Carne, on n'a même pas été invités.

Il s'arrêtèrent à quelques pas de Prélude qui avait été stoppé dans son élan par une falaise qu'il examinait en contrebas.

S'adressant à sa jeune épousée :


Cela parait haut ...
Tu n'aurais que faire ... d'un mari ... mort.


Sébille ne bougeait plus. Rolandès contemplait la scène tandis que Dd et Faustine, surpris par le brusque arrêt, la heurtaient de plein fouet.
Et une voix qui s'élève derrière elle, la voix de la sagesse :


Allez Prelude, fais pas l'enfant et embrasse la, la d'moiselle.




Bleys. a écrit:
Fécamp, c'est une ville tranquille. Fécamp en Avril, c'est frais. L'air de la mer, le vent du large...Bref, Fécamp pour moi, ça n'était juste qu'une étape dans ma réalité. Arpentant les ruelles de la ville à la recherche de la moindre étincelle d'animation, je tombe nez à nez sur une drôle de farandole. Sebille courant après son nouveau mari, suivi de près par Rolandes et le blond de la taverne qui désire épouser Faustine. Ça, il n'y a pas à dire, ça change un peu des rues tranquilles.

-Sebille? Il te fuit déjà? Il n'a pas envie de se rouler dans la paille avec toi ou quoi?

Allez! A mon tour de mettre mon petit grain de sel. Je m'approche de l'attroupement.

- Remarquez...je dis ça mais je vous comprends l'ami! C'est elle qui a amené la grande vérole dans la famille. Et avec cette histoire de première et deuxième épousée, quand ça commence quelque part, c'est vite fait que tout le monde y passe! Ceci dit, je vous rassure, on s'y fait vite. C'est parfois désagréable. Ça dépend où ça se manifeste! Mais ceci dit avant... La petite mort qui vous attend est assez agréable. C'est qu'elle sait y faire la gueuse, croyez-moi!

Et tu en sais quoi toi d'abord? Moi? Rien... mais je m'en fous! Lui il ne sait pas que je ne sais pas. Tu comprends? Et puis, ça serait dommage qu'il saute avant d'avoir payé la dot de Sébille à la famille!

- Et sinon, avant que vous ne sautiez, vous savez si l'église est encore utilisée? On peut y célébrer une messe? Tabernacle et autour vaisselle aristotélicienne s'y trouvent encore?
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