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 Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées

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Rolandès Sabeliko

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Messages : 889
Date d'inscription : 02/06/2012
Localisation : A écosser des petits pois

MessageSujet: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Jeu 27 Juin 2013 - 9:37

Rolandes a écrit:
Bien qu'issue de la fratrie de l'Est, sa mère avait du sang espagnol dans les veines et elle lui donna le prénom de Rolandès. Quant à son père, le massacre de ses ancêtres lui avait laissé un goût amer, une grande réserve et une défiance à toute épreuve. Rolandès était un juste compromis entre la bouillante Shana et Manzone, le taciturne. Elle avait la peau pâle et les cheveux noirs, les yeux d'un bleu profond.
La toute jeune Rolandès avait quitté le clan familial pour suivre ce grand blond, si séduisant, terriblement tourmenté et totalement destructeur, Dalano de Peys.
Quand elle comprit son erreur, elle s'enfuit, changea de nom et marcha longuement, parcourant le pays de long en large.
Quand elle rejoignit enfin la famille, après plus de quinze ans d'absence, on l'accueillit sans lui poser de question comme si elle les avait quittés la veille. Avait-on seulement remarqué le petit paquet sous son bras ?
Junior, l'enfant de Zelf, était un petit être calme. S'il avait hérité du caractère éternellement insatisfait de son père, il ne se manifestait pas de façon bruyante. Son petit visage se fermait, il se tournait sur le côté et elle imaginait déjà les mots qui sortiraient de sa bouche quand il se mettrait à parler.
Rolandès s'était appliquée à faire ce qu'on attendait d'elle. Elle avait œuvré du mieux qu'elle avait pu pour la ville, leur ville.
Quand on s'était mis en route pour la première caravane, elle avait préparé son paquetage sans rechigner. L'itinéraire n'était pas véritablement défini. On projetait à terme d'établir une route commerciale à travers le royaume. Mais pour l'instant, il s'agissait de rassembler les membres épars du clan pour les ramener en Helvétie et d'aller chercher la nouvelle épouse de Carne, Sebille.
De ville en ville, la caravane avançait, c'était fascinant de voir ce déplacement bariolé. D'autant qu'au fil des jours, ils étaient de plus en plus nombreux.
Un soir, alors que Loae jouait du tambourin et dansait gracieusement à la lueur du feu, Sébille vint se glisser à son côté pour écosser des petits pois...
Souvenirs...
Il y a quelques années de cela, après une longue errance, le voile posé sur le pan de son passé qui avait suivi sa fuite loin de son mari s'était entrouvert. C'était à Tulle et il y avait ce soir-là une femme enceinte qui avait remué en elle des souvenirs enfouis : elle n'était pas seule quand elle avait pris la route, il y avait avec elle une petite fille, sa fille, Sébastienne.
Une chape de plomb lui était tombée sur la tête : pendant  tout ce temps, elle avait totalement occulté l'existence de l'enfant.
Ce mari dont elle s'était cachée depuis si longtemps, elle se mit alors à le chercher.
Et quand elle eut la certitude qu'il n'avait pas la petite, qu'il ne savait pas où elle se trouvait, qu'il ne pourrait lui être d'aucune aide, elle l'élimina froidement, sous les yeux de sa jeune compagne enceinte.
Elle venait du même coup de faire deux orphelins....
… si Sébastienne était encore vivante, songeait elle en regardant la toute jeune fille assise auprès d'elle. Sébille... Elle n'en était pas encore entièrement sûre mais tant d'éléments concordaient.
Le voyage avait pris une toute autre tournure. Rolandès, apaisée, venait de retrouver sa fille. Elle se sentait sereine, détendue. On avançait au rythme qu'on voulait, rien ne pressait. On passait les portes de la ville, on installait les carrioles, on faisait du feu et la vie était agréable. On se mêlait en douceur aux autochtones.
Arrêt à Azincourt. Elle y avait rencontré Babeth et Manwen.



Sebille a écrit:
Elle s'appelait [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].
Du moins c'est ainsi que les religieuses du monastère l'appelaient, et la jeune fille n'avait aucune raison de douter d'elles. Après plusieurs années à l'orphelinat de Mâcon, Sébille fut obligée de partir: à moins de faire son noviciat, elle ne pouvait rester au milieu des nonnes.
C'est donc avec un petit sac, quelques écus, un peu de pain et une gourde d'eau, un bâton pour marcher que Sébille prit la route. Les religieuses lui avaient donnée une adresse où elle pourrait trouver une place de bonne.
C'était mal connaître la donzelle qui prit ses cliques et ses claques et s'en alla pour découvrir le monde.
C'est là que ça se gâta pour Sébille. Ce fut une période noire pour la jeune femme qui s'habitua à manger très peu et à dormir debout en marchant, soufflée par le vent...Sébille, ça ressemble à brindille. Ca se courbe parfois, ça tangue, mais ça reste debout.
C'est pendant cette période sombre que la jeunette rencontra Carne le borgne, qui devint son premier époux et le début d'une belle collection d'épousés éborgnés. Avec Carne, elle épousa une famille...Une grande famille de voyageurs, se déplaçant en roulotte, vivant autour du feu le soir, chantant, dansant.
Leur spécialité: la soupe au petits pois.
Un soir, c'est presque instinctivement qu'elle alla se caler près de la cousine Rolandès. C'est une tendresse innée qu'elle éprouvait pour elle, et sans réfléchir elle glissa son bras contre le sien, pour écosser les p'tits pois...Moment magique qui révéla  une filiation cachée. Rolandès redevint celle qui l'avait mise au monde. Rolandès déposa sont titre de cousine pour reprendre sa fonction de mère.
Bizarrerie du monde.
Et peu de temps après, c'est le [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] de Sébille qu'on fêta. Elle avait rencontré Prélude, beau comme l'enfer, aussi borné qu'éborgné et qui ne voulait surtout pas se marier...
Il fallut toute la ruse et la diplomatie de sa mère pour arriver enfin à ses fins! Elle avait gagné son "p'tit pois".

Allez, p'tit pois, souris...Tu verras, tu seras heureux avec moi...avec nous..."
Promesses tenues, c'est le bonheur qui se répandait jusque là de la première caravane.



Rolandes a écrit:
A Azincourt, Babeth et Manwen l'avaient aimablement accueillie.
On papotait joyeusement en taverne. Sebille qui s'était mise à la confection de fioles s'ingéniait à les vendre.
Rolandès observait silencieusement le manège, attentive, consciente des moindres vibrations, de l'atmosphère ambiante, des tensions sous-jacentes.
Manwen lui tendit sa main.
Le fils de Ceszaro avait laissé en héritage à sa petite fille ses dons de guérisseurs et celui de lire l'avenir.
Ensuite ce fut le tour de Babeth. Rolandès caressa calmement la main offerte.
Autour d'eux, on riait, on doutait.
Elle les ignora, tourna la main et la posa sur ses genoux, laissant les images affluer.
Ce qui passionnait le plus les gens, c'étaient les histoires d'amour. Ils voulaient aussi surtout connaître leur avenir.
En effleurant leur paume ouverte, elle les observait, les questionnait, guettait dans leurs silence leurs peurs et leurs angoisses, s'intéressait aux mouvements inconscients de leur corps.
Lentement, la personne prenait forme sous ses yeux. Son passé, ce qu'il était, son avenir se dessinaient.
La plupart aimait qu'on parle d'eux, qu'on leur accorde de l'attention et une certaine importance. D'autres prenaient peur, certains se fâchaient.

Vous donnez de l'espoir aux gens crédules
, avait ironisé Manwen.
Il ne la prenait pas au sérieux. Babeth avait pris son parti à elle. Le ton avait monté, il était sorti.
Rolandès l'avait rejoint plus tard. Ils avaient longuement parlé. Ce qu'il lui avait confié ce soir-là confirmait une chose qu'elle vérifierait plus tard. Quand les choses se gâtaient, c'est qu'elle avait touché un point sensible, remué quelque chose d'intime.
Rolandès grava Babeth et Man dans un coin de sa mémoire : elle ne les oublierait pas.
Le lendemain, la caravane reprenait la route. Les Nomades longèrent la côte. Ils voulaient rejoindre le sud avec la mer et l'océan pour compagnes.
Prochain arrêt : Normandie, Fécamp.



Rolandes a écrit:
La principale question, celle qui revenait en boucle dans la tête de Rolandès était : pourquoi ? Pourquoi avait-elle oublié l'existence de son enfant ? Ce qu'on efface de sa mémoire, ce sont les souvenirs douloureux, insupportables. Sa fille était-elle morte ? Ou pire ? Une pensée insidieuse se frayait un chemin dans les méandres de son cerveau embrumé : l'avait-elle tuée ?
Et une autre question autrement angoissante ne la quittait pas : sinon, où était-elle ?
Quand enfin, elle avait retrouvé sa fille, quand elle l'avait serrée dans ses bras, l'avenir était devenu lumineux. La vie s'était mise en beauté.
Rolandès arriva à Fécamp, joyeuse, heureuse.
On était en avril. Flottait dans l'air un parfum de sel et une odeur d'iode.
C'est là qu'elle rencontra Faustine et Dd... et Prelude.
Prelude qui allait devenir le second mari de Sébille.
Un borgne, et beau avec ça.
Sébille le voulait pour mari.
Et c'est dans cette taverne que Dd les maria, revêtu de sa soutane.
Prelude ne l'entendait pas de cette oreille. Il s'enfuit au travers de la forêt voisine. Ce n'était pas d'épouser Sébille qui l'indisposait le plus. Ni même d'entrer dans la grande famille. C'était la marque qu'il allait recevoir haut sur la fesse. Un tatouage bénin pourtant : un petit pois.
Après une course folle, arrivé à la falaise, acculé, il avait sauté.
Il tomba ou il sauta, on ne le sut jamais.
Quand, au petit matin, le premier époux de Sébille qui s'adonnait à son passe-temps favori, à savoir la pêche, ramena sur la berge, au bout de sa gaule, le second époux de son épouse, on put entamer les réjouissances : chants  danses, nourriture, boisson et tatouage.



Rolandes a écrit:
La famille comptait désormais deux membres supplémentaires : Sebille et Prelude. On reprit la route. Les caravaniers pénètrent dans Niort de bon matin.
Ils installent les roulottes. La belle organisation du départ n’est plus qu’un lointain souvenir. Elles sont garées n’importe comment, de quoi affoler le maire du village que leur arrivée doit mettre en ébullition.
Le campement s’active : il faut nourrir les chevaux, effectuer de menues réparations. Dans un chaudron posé sur un feu de fortune mijote la soupe de pois.
Sebille remplit ses fioles et crochète des napperons... Barbak et Bill dépècent. Prelude s'est saisi d'un de leurs couteaux qu'il fait briller de sa manche afin de s’y mirer. Nakor médite seul dans son coin. Errance étudie une carte. Carne écluse. Rolandès écosse.
Et puis, c’est l'éternelle tournée des tavernes. La ville est en ébullition, des amours se nouent, se dénouent.
Rencontre avec Iskandar et Iris, jolie surprise. Un couple à la fois surprenant et tellement prévisible.



Rolandes a écrit:
Elle prend plaisir à échanger avec Isk. Elle a pour lui une tendresse toute particulière. Et il faut bien l’avouer, elle n’a pas très envie de partir.
Isk est une personnalité complexe. A la fois brusque et sur la réserve, terriblement pudique au point que c’en est troublant.
Il lui demande des clefs qu’elle tente de lui donner.
Car si Rolandès ne saisit pas toujours le comportement des hommes, elle décode aisément celui des femmes qui lui parait limpide.
Mais comment lui expliquer ?


Isk…
Il ne faut pas prendre au pied de la lettre tout ce que vous dit une femme. Non point qu’elle soit changeante mais sa pensée évolue et surtout elle ne vous dit pas tout, elle craint de se livrer. Pour schématiser, elle dit non parce qu’elle n’est pas encore certaine de vouloir dire oui.
Le problème est qu’elle oublie souvent de prévenir du moment où elle a changé sa façon de voir les choses.
Il faut savoir lire entre les lignes. Quand elle vous dit : "Personne ne s’intéresse à moi » elle veut dire : « La personne qui m’intéresse ne s’occupe pas de moi », et plus clairement : « VOUS ne vous intéressez pas suffisamment à moi ». Elle ne sollicite pas, elle attend. Elle est persuadée avoir demandé alors qu’elle n’a fait qu’exposer son problème. Elle aime qu’on devine ses attentes, d’autant qu’elle ressent les choses intuitivement et part du principe que tout le monde fait de même.
Elle veut son compagnon non tel qu’il est mais tel qu’il devrait être. Seulement ne vous y fiez pas. Si elle l’a choisi, c’est parce que c’est ainsi qu’il lui plait. Et si elle n’aime pas ce qu’il fait, cela ne signifie pas qu’elle ne l’aime pas.
Comprendre une femme, c’est simple : écoutez le langage de son corps plutôt que celui des mots.
 



Andromeline a écrit:
Mes chers amis, il faut que je vous fasse part d'une de mes mesaventures... En effet, j'en suis encore toute retournée !
Ames sensibles s'abstenir ! Ceci un post pour les jeunes jouvencelles au coeur d’artichaut qui comme moi ont eu le beguin pour la mauvaise personne !
Tout a commencé une nuit, dans une taverne bien pleine ou la biere coulait a flot et les rires rythmaient cette folle ambiance. Une tres bonne soirée se profilait et en effet, elle fut bonne...
C'est ce soir que je fis la connaissance de la plupart des personnes qui comptent aujourd'hui pour moi, ma famille et un monsieur farfelu nommé Sglurp, propriétaire des lieux et que maintenant je qualifierai d'ami.
Lorsque sans prévenir, la porte de la taverne s'ouvrit et je ne le savais pas encore, mais j'étais sous le charme de ce beau brun tenebreux et mysterieux... avec le recul je me dis qu'il était peut etre trop mysterieux, cela devait cacher quelque chose...
Il demanda a l'assemblée si son compagnon de voyage était passé ici et si c'était le cas si ce dernier etait en capacité de prendre la route le soir meme.
Je ne pouvais me résigner a laisser partir ce beau brun, je lui ai donc menti et dit que son ami avait trop bu et qu'il etait donc impossible pour eux de prendre la route le soir meme. Il décida donc de boire a outrance et au final c'était lui qui ne pouvait plus partir.
Fiere de mon coup, bien que culpabilisant un peu d'avoir duppé ce pauvre bougre, nous avons passé la soirée a nous murmurer de jolies choses... Plus il parlait plus mon cœur s'enflammait !
J'avais déjà mes projets avec ma nouvelle famille, nous devions partir dans une direction, mais ce n'était point la sienne, et je savais que nos routes allaient se separer. Je lui proposais de nous suivre, avec l'accord de Rolandès. Il refusa, en revanche il me proposait de le suivre. Mais sa quete n'était pas la mienne et je décidai de poursuivre ce que j'avais commencé, c'est a dire me préparer pour le long voyage qui nous attendait. Je m'y mon cœur de coté...
J'écoutais donc les conseils avisés de ma cousine qui me disait de faire attention car son intuition et surtout ses dons particuliers dans les arts divinatoires lui avait permis de deceler quelque chose de louche chez cette personne. Prélude me donna son avis aussi qui rejoignait celui de Rolandès. Si j'avais suivi ce beau brun, j'allais le regretter.
J'ai pris conscience de cela hier soir ! En effet, comme a notre habitude, mes amis et moi meme étions a la taverne, nous conversions autour de quelques chopes. Lorsqu'IL arriva...
Je perdis mes moyens, mais sachant que c'était la derniere fois que je le reverrai je pris mon courage a deux mains et alla lui parler entre quatre yeux.



Rolandes a écrit:
Rolandès se demandait ce qu'il était advenu d'Isk et d'Isis.
Quand elle était venue les saluer au soir  avant de quitter la ville, ils semblaient avoir trouvé un terrain d'entente. Il lui semblait même qu'ils programmaient leurs futurs rejetons. Enfin...
Arrivée à la Rochelle et il pleut des cordes. Les roues des charriotes sont enfoncées jusqu'au moyeu. Il faut tirer à hue et à dia. Les chevaux se démènent à tort et à travers et c'est un jaillissement d'eau noire qui les éclabousse.
On va se réchauffer en taverne.
Le rituel se met en place. Sebille vend ses fioles. Rolandès fait les lignes de la main.
Rencontre avec Sglurp et Kiyo... Une nouvelle cousine les rejoint...
Andromeline,  Andro pour Heros, Dro pour Sglurp, Androgyne pour Prelude, Mel pour Sebille et Meline pour Rolandès.
Andromeline est une jeune fille mal fagotée, un peu fleur bleue, un peu perdue mais prompte à lier connaissance et pleine d'enthousiasme. Elle tombe amoureuse en un battement de cil et elle a le chic pour se mettre dans des situations invraisemblables.
Elle voue à la famille un amour sans faille et bien lui en prend car... en dehors d'elle, elle ne fait pas toujours les bons choix.



Andromeline a écrit:
Je m'installai a coté de lui, mais je le sentais mal a l'aise.
Je ne sais pas faire semblant et surement se doutait il de ce que je m’apprêtais a lui avouer...
Il m'offra un verre et je rougissais au fur et a mesure que je sentais le moment approcher...
« De quoi vouliez vous m'entretenir ? » me dit-il.
Comme je ne pouvais plus contenir mon cœur je lança « Et bien voilà, vous me plaisez ! Je pense souvent a vous et je suis vraiment attristée du fait que nos routes se separent ! »
Les larmes aux yeux, je vis qu'il baissa la tete, signe que mes sentiments n'étaient pas partagés.
« C'est impossible entre nous ma chere Méline... ». En quete de réponse, je lui ai posé plusieurs questions. « Vous etes marié ?? », « je ne vous plais pas ??? ».
Et dieu sait que je les voulais toutes en les apprehendant fortement ces fameuses réponses... Celles qui clotureront ma breve romance.
Il me regarda d'un regard sombre et me dit : « vous vous trompez, c'est bien pire ! »
Un silence s'installa, puis il lacha enfin le morceau... « c'est impossible car... je suis une femme ! »
UNE FEMME !!! C' était une femme...
Je tombée des nues...
Il/elle m'expliqua qu'il n'appréciait pas son physique en tant que femme et que de ce fait avait pris la decision de se « travestir » en homme. Ce n'était pas la premiere fois que ce genre de désagrément lui arrivait. Il/elle m'a donc promis de mettre en garde toutes jeunes femmes, de preciser que tout amour lui est impossible...
J'ai donc terminé mon verre d'un trait pour reprendre mes esprits (et puis j'allais pas laisser une biere fraiche a l'abandon!), et je suis partie sans me retourner, toute perturbée que j'étais...
J'ai donc rejoins Rolandès et Prelude, impatients de connaître le fin mot de mon histoire.
Je peux partir de La Rochelle le cœur leger, ma belle brune ne faisant plus partie de mon horizon !



Rolandes a écrit:
Salut la famille Zapiti
Salut Slurp

Il y a là Sglurp, un blond ravageur, un énergumène qui vit sous une barque retournée. Le tombeur de ces dames, l'irrésistible. S'il était borgne, Sebille l'aurait déjà pris en épousailles.
Il y a là aussi Kyo, juchée sur son perchoir de tavernière, danseuse sur table à ses heures, Lys la chanteuse, Roxanne la chef aux allures militaires et Mad le beau gosse. Des marins, des touristes... après tout, La Rochelle est un port.
Les Nomades sont là depuis près d'une semaine. Ils attendent Meline qui a encore quelques formalités à remplir avant de pouvoir prendre la route.
En attendant, la brune s'est laissée séduire par un beau parleur. Il est en route pour le nord, il a des projets plein la tête et il n'en faut pas plus pour que le charme du bel inconnu opère sur la jouvencelle. Il a des traits fins, de bonnes manières.
Ce soir là, ils sont trois, Meline, Prelude et Rolandès quand le joli cœur pousse la porte. Meline ne pense qu'à s'éclipser avec l'objet de son désir. Le brun acquiesce et prend congé en y mettant les formes. Prelude, excédé, ricane.
Rolandès, assise près de la fenêtre, les voit de loin dans la taverne qui leur fait face. Il parlent avec animation. Meline lui fait de grands signes et la Nomade hausse les épaules sans comprendre.


Quoi ?
demande Prelude.
On dirait que Meline veut me dire quelque chose.
La jeune fille continue ses gestes, mimant des seins et des fesses. Rolandès, un peu déconcertée, détourne l'attention de Prelude.

Tu crois qu'elle va partir avec lui ?
Non.

Il est catégorique.

C'est une Meline surexcitée qui vient les rejoindre un peu plus tard. Elle s'assied, déconfite, décomposée et s'offre un verre dont elle boit une grande rasade avant de leur narrer son entretien avec son amoureux.

C'est une femme, conclut-elle et les bras leur en tombent.



Sglurp a écrit:
Le Médiévo-Punk étudie sa barque de long en large et en travers. Il dessine quelques schémas, prend des mesures, fait des entailles en des points stratégiques.
_Hummm... Voilà. Ici... Là... Mouais.... Comme ça !

Il a trouvé le système pour poser des roues sur sa barque. Car il va partir, c'est maintenant certain. Mais il ne peut se résoudre à laisser s'ensabler sa demeure.

_Bon maintenant, il faut trouver à qui l'atteler.
Bul, évidemment. Qui d'autre ? Il faut au moins le lui proposer. Puis si elle l'envoie balader... ben il ira.
Ça fait un moment qu'il a envie de reprendre les chemins, le Capiblond, un moment aussi que l'idée de retrouver son amour passé le hante...

_Rhoo... J'deviens fleur-bleue avec l'âge... Une vrai jouvencelle !!!
Mais qu'est-ce qui a bien pu pousser ce Capillovisionnaire à passer à l'acte et se remettre en ordre de marche ?
Et bien c'est sa rencontre avec la famille Zipat... Pizet.. Sabile... Bref, avec la famille quoi.
Une bande de saltimbanques à l'ambition débordante, ayant Liberté pour seul crédo.
Des femmes sublimes aussi... Oui oui, ça fait forcément pencher la balance.
Donc le voilà presque prêt le Blondinet. Sa première caravane, lui, prendra la direction de Saumur. La seconde ? Il verra en temps voulu. Ce qui est clair, c'est qu'il est déterminé à voir du pays.
Il n'a p'têtre pas rencontré sa famille, mais il s'est fait une belle bande de copains.



Rolandes a écrit:
On n’apprend donc pas de ses erreurs ?
Quand les Nomades quittent la Rochelle, Meline emporte dans ses bagages un autre joli cœur…
Qu’importe ! Comme le dit Hélianthe : dans la famille, on a le mariage et l’adoption facile. Ça tourne parfois un peu au casse-tête. Ainsi Helianthe est la première femme de Carne, tandis que Sebille est la seconde. Carne est l’oncle de Ménèch, ce qui fait de lui à la fois le cousin, l’oncle et le beau fils de Rolandès.
Tristan a un peu de mal à s’y retrouver. Lui qui voulait Meline pour lui tout seul est un peu déconcerté par la complexité familiale.

 Voyager, c’est être infidèle. Soyez-le sans remords ; oubliez vos amis avec des inconnus.*
Rolandès inscrit LR comme ville à visiter lors de la seconde caravane et prépare son paquetage sans se retourner.
Sglurp a posé des roues sur sa barque et le voilà parti vers le nord. Le reste de la troupe s’en va au sud. Les marchandises sont chargées dans les charrettes, sans oublier les fameux fromages de chèvre. Quelques cousins se sont perdus en route. On les attendra le lendemain à Saintes.
Au petit matin, il pleut toujours sans discontinuer mais le moral des troupes est au beau fixe. Les Nomades mettent pied à terre sur la rive gauche du fleuve. Encore une fois, les roues des roulottes s’enfoncent dans la terre gorgée d’eau.
On va chercher de l’eau. Il faut dételer les chevaux, les nourrir, les brosser, les soigner. Donner du grain aux poules qui font connaissance avec leurs congénères. Préparer à manger. On s'affaire en musique, on boit.
Les Nomades sont rassemblés autour de la soupe pour commenter les dernières nouvelles et préparer le plan de route. On décide de reprendre le rythme de croisière : une nuit sur place, coup de main à l’habitant et départ le lendemain soir. Le temps de faire quelques emplettes, du pain, du maïs.
Tant mieux ! Saintes est tristement déserte.

On a pas le droit de rentrer au bercail tant qu’on n’a pas au moins deux lances pleines, avait dit Carne en partant.
On y est presque.
On fait le compte. Il y a encore des cousins à aller chercher : Kaylïa, Maurin, Talia…

* Paul Morand, Eloge du repos



Andromeline a écrit:
A l'heure du repas, ceux qui étaient présents ont pu voir Andromeline arriver en courant. Elle souffla d'un air soulagé, puis s'installa parmi eux. A la vue de tous ces regards intrigués et le sourire amusé de Rolandès et d'Helianthe elle se dit que raconter sa nouvelle petite déboire animera quelque peu ce repas, dans cette ville si morte...

Les autres attendaient donc l'explication en sachant pertinemment que la petite Meline avait encore fait des siennes ! Celle ci commenca donc son récit...
 Le soir ou nous sommes partis de La Rochelle, j'étais en train de discuter avec Rolandès a la taverne, comme nous le faisons souvent. C'est la qu'un petit blond sorti dont ne sait ou, se mit a me compter fleurette...
Jusque la tout va bien me direz vous... Ce n'est pas tout !

Elle prit une longue respiration, encore essoufflée qu'elle était, tout en voyant que Rolandès et Helianthe etouffaient un rire. Elle les regarda d'un air complice.
Je lui ai expliqué que nous partions ce soir donc inutile de flirter avec ma personne, qu'il aille donc voir ailleurs si j'y été... C'est la qu'il m'avoue qu'il m'observait souvent en taverne, qu'a maintes reprises il avait tenter de rentrer en voyant que j'étais presente, mais qu'il n'avait jamais eu de chance et que cette fois il ne raterait pas une si belle occasion.

Andromeline expliqua son raisonnement : elle s'est dit soit, pourquoi pas, ca fera toujours une nouvelle recrue pour la famille puisque manifestement on a besoin de bras. Puis elle continua son récit.



Andromeline a écrit:
Je ne lui ai pourtant pas donné matiere a esperer quoique ce soit de ma part ! Mais ce dernier était tenace ! expliqua t-elle, toute desesperée.

Le jeune blondinet s'imposa donc, avec la ferme intention d'obtenir gain de cause. Mais les deux soirées, dont la derniere fut hier soir, m'ont suffit : ma patience avait laché...
Elle fit une pause, pris une gorgée d'une bonne pinte tendue par Rolandès, puis repris :
Dès que je voulais aller quelque part, il me suivait ! Je vais travailler a la mine, il me murmure que l'on devrait y aller ensemble. Je dis que je suis fatiguée et que de ce fait je souhaite rentrer, il me chuchote que l'on a qu'a rentrer ensemble, … et cela a été ainsi ca une grande partie de la soirée...
Rien que d'y repenser, elle revivait ce moment gênant, embarrassant, et tres PENIBLE pour rester polie autant que faire ce peut, cela lui donnait presque de l'urticaire !
Grace a une intervention divine, ou peut etre tout simplement qu'Helianthe avait du voir mes signaux de détresse a travers la fenetre de la taverne, cette derniere rentra. Je me suis dis que j'étais sauvée !!! Mais non... Ca insiste une sangsue... La presence de ma chere cousine ne l'empecha pas de jouer le joli cœur et de me regarder avec des yeux de poissons morts. Depuis quand les yeux de poissons morts attirent les damoiselles, je vous le demande...
Andromeline soupira, cette histoire la fatiguait.
Le destin fut indulgent et me fit glisser hors de la taverne. Il resta donc avec Helianthe que je plaignais fortement vu le cadeau empoisonné que je lui avais laissé... mais ce dernier en profita pour glaner quelques informations a mon sujet et a avouer a ma cousine qu'il pourrait se jeter dans le port de la Rochelle pour mes beaux yeux...
Quand j'eus vent de cette histoire, j'ai décidé que s'en était trop !

Andromeline ne savait pas dire non, mais cette fois il le fallait, c'était necessaire...
Quand je suis revenue a la taverne grace a un petit message d'Helianthe me disant que la voie était libre, Rolandès était la. On lui raconta en quelques mots la situation et que ce n'était plus possible lorsque tout a coup, la porte de la taverne s'ouvrit...
La jeune demoiselle se dit qu'il n'y a là point de suspense... nous savions tous qui était la... c'etait LUI !
J'ai décidé de l'ignorer, de parler de notre route, mais j'ai eu droit au retour des yeux de poissons morts, un peu larmoyant cette fois. La sangsue est lourde mais pas si bete... enfin, c'est ce que je pensais. A son dernier chuchotement, la seule idée qui me vint est de dire que je compte devenir nonne... Mais mes cousines ne comprenaient pas pourquoi je lancais ca comme ca, hors contexte et totalement hors sujet... J'ai donc pris un bout de papier que j'ai coupé en deux. J'écris sur l'un a Rolandès pour lui demander de l'aide, une excuse valable, comme si la famille m'avait déjà promis en mariage. L'autre pour Helianthe pour lui dire que je n'en pouvais plus et que toute idée était la bienvenue..
Elle expliqua qu'elle glissa discrètement a ses cousines les petits billets mais que ce n'etait point chose facile puisqu'IL la tenait fermement, de peur qu'elle puisse s'en fuir.
Vu que je n'avais point de réponse ni de l'une ni de l'autre, j'ai demandé a Rolandès de regarder dans ses papiers si elle n'avait pas de message contenant plus d'informations pour la suite de notre route. C'est la que celle ci vint enfin a ma rescousse !



Rolandes a écrit:
Il faut que je vous raconte…
C’est Méline qui arrive, échevelée, excitée comme une puce et qui s’installe autour du feu.
Les tribulations de Méline, c’est quelque chose. Elle a toujours le don de se fourrer dans des situations invraisemblables. Des histoires de cœur alambiquées.
Méline est entrée dans la famille en refusant d’épouser qui que ce soit. Elle se réserve pour le prince charmant. Libre à elle, même si cela va à l’encontre de la coutume. Hélianthe lui a pourtant dit que cette race d’hommes n’existait pas. Mais Méline persiste à y croire. Grand bien lui fasse ! Il suffit qu’un homme lui conte fleurette et elle s’embrase. Ils doivent le sentir, les bougres. Il tournent autour d’elle comme autour d'un pot de miel.
D’ailleurs, un jeune énamouré s’est épris d’elle pas plus tard que la veille et depuis, il suit vaillamment le groupe.
Tandis que Méline raconte, Rolandès verse un peu de bière du tonnelet apporté  pour Loae et le tend à la jeune fille.
Les Nomades écoutent, la bouche pleine. Ils en oublient de manger, mastiquant de temps à autre, suspendus à ses lèvres.
Andomeline soupire, une urticaire naissante lui couvre le visage, elle s’anime et poursuit son récit sans coup férir.
Plus tôt dans la soirée, Rolandès avait rejoint la brunette alors qu’elle discutait avec Helianthe en taverne. Ensuite le blond était entré.
Méline lui jetait des regards désespérés que Rolandès ne comprit pas. La pauvresse avait fini par griffonner un mot qu’elle lui avait tendu et qui ne laissait guère de place au doute.

[rp]… pitié j'en peux plus c'est lourd un Charmant !![/rp]
C’est ça aussi la famille : se donner un petit coup de pouce en cas de besoin.
Rolandès avait posé un sourire énigmatique sur son visage
Oh il n’était pas resté longtemps le blondinet !



Sglurp a écrit:
Voilà plusieurs jours que le Médiévo-punk a entamé sa première caravane à lui. La moitié du chemin est faite. Il est arrivé à Saumur, sans dommage.
Saumur.
La ville est terne, morte. L'observateur attentif y détecte les vestiges d'un passé luxuriant. Les quelques habitants qui daignent se montrer ont d'ailleurs gardé des traces de cette histoire : les Saumurois sont forts en gueule, vantards... Mais finalement, ne font pas grand chose.
La première chose à laquelle pense le Capiblond, c'est pêcher. Après tout, avec la soule, c'est ce qu'il sait faire de mieux. Il prend sa barque, en retire les roues. C'est vraiment pratique ce truc là ! Hop, dans l'eau. Pêcheur expérimenté, il ne met pas longtemps à trouver un coin prolifique.
Tranquillement installé, il jette ses filets et se prélasse, laissant les maigres rayons de soleil qui parviennent à traverser le voile nuageux, caresser son visage. Un bruit le fait sursauter. Des barques passent à proximité. Des pêcheurs qui ont fini leur journée. Ils voguent vers la rive.
Dans ce groupe de pêcheur, une silhouette qu'il reconnaît. Pour cause, c'est elle qui l'a fait venir ici. Bul est à quelques brassées de lui.
Bon, c'est maintenant ou jamais, faut se jeter à l'eau... Ouais... m'enfin elle est un peu trop fraîche, on va prendre une option alternative. Bul est là. Ça signifie qu'il pourra la croiser plus tard.
En attendant, il pense à la drôle de famille. C'est étrange. Si il ne parvient toujours pas à retenir leur nom et bien qu'il s'en éloigne géographiquement, il se sent de plus en plus proche d'eux. Comme si leur rencontre avait été celle qu'il attendait depuis si longtemps...
De retour sur la berge, du bon poscaille dans ses nasses, il trouve un endroit douillet pour retourner sa barque. Il écrit alors deux missives. L'une à Bul. Il faut qu'ils se rencontrent au plus vite. Il ne trainera de toute façon pas longtemps ici.
L'autre, il l'adresse à Rolandes.

Citation :
Chère Rolandes,
Voilà quelques jours que nos chemins se sont séparés et pourtant je me sens chaque instant plus proche de la famille.
J'espère que votre périple se déroule bien. À l'heure qu'il est, vous devez déjà être profondément avancés en terre périgourdine..
Pour ma part, je touche à mon but. Je suis à Saumur. Je ne m'y attarderai pas. J'espère ne pas en repartir seul.
Portez-vous bien, embrassez pour moi toutes les cousines, tantes, sœurs et grand-mères, avec une attention toute particulière à votre fille. Et octroyez-vous l'attention que vous désirez, en fonction de l'évolution de vos sentiments. N'oubliez pas une poignée de main virile à tous les cousins, frères, oncles et patriarches.
Bien à vous
Sglurp de sous la Barque
Enfin, ceci fait, il adresse une autre missive, direction la Rochelle.
Il peut maintenant dormir tranquillement, sous la barque.



Rolandes a écrit:
Angou...
Que de souvenirs ! Des bons et des moins bons surtout. Revirements, trahisons. Et au final une histoire qui tourne mal, très mal, qui signe sans doute la rupture de la brune avec Limoges. Elle en était partie pour ne plus jamais revenir en amie. Limoges, sa ville qu’elle avait tant aimé. Elle avait enterré son ancienne vie en rejoignant la famille mais la mémoire est tenace.
La caravane avance doucement, les lances s’alourdissent. Les Nomades remplissent allègrement leur mission. On a perdu Tristan. On prend bien soin de Méline, on a retrouvé Créature et Sacha vient de les rejoindre. Que de femmes ! Elles sont désormais aussi nombreuses que les hommes. Sans compter Jeanjeanne, de sexe indéfini.
Demain ils seront à Périgueux. Que doit-on y faire déjà ? Déposer le gamin, retrouver Kaylia ? Attendre Diab, surtout attendre Diab. On pose les valises pour trois jours, il a pris beaucoup de retard.
La vie à Angoulême est triste est vide. Les marins-souleurs sont repartis. Roxanne a demandé des nouvelles de Sglurp. Rolandès vient justement d’en recevoir.
La famille aussi s’inquiète de lui. Combien de jours encore avant les retrouvailles ? On n’aime guère savoir les cousins derrière. On avance à pas comptés, que le blond à la barque les rejoigne au plus vite.
Rolandès a du mal à croire en sa venue prochaine. Elle sait d’expérience que quand les chemins se séparent, on revient difficilement en arrière.
Et pourtant… juchée sur une échelle, occupée à tourner et retourner une pomme qu’elle hésite à glisser dans son panier, elle chasse de la main un pigeon qui cherche à se poser sur son épaule. Rattrape aussitôt l’oiseau qui porte un pli attaché à la patte.
Sglurp. Il ne dit pas s’il est au bout de sa quête. Il s’inquiète de la famille. Il ne les a pas oubliés. Un sourire heureux se dessine sur le visage de la Nomade.

[rp]Slurp mon ami,
La caravane avance. La famille s’agrandit, surtout des femmes, vous pourrez vérifier si votre pouvoir de séduction est resté intact. Demain nous quittons Angoulême pour Périgueux.
J’ai embrassé les cousines, tout spécialement Sébille, et serré les paluches. Tout le monde vous attend avec grande impatience.
Je vous ferai goûter une soupe de pois charentaise, vous m’en direz des nouvelles.
Hâtez vous mon cher. Mes sentiments ne supportent pas l’éloignement.
Rolandès[/rp]



Rolandes a écrit:
Périgueux.
 
On fait halte sur une petite place. Les Nomades coordonnent tant bien que mal les roulottes récalcitrantes.
 
Prélude est le premier à sauter à terre, chevelure légère, nez au vent.
Lorca, presque aussi gracieux, plonge à deux pieds dans la gadoue. Il orchestre son attelage avec maestria. Rolandès manœuvre habilement pour une fois. Il faut dire que les Sabeliko sont nettement moins chargés que les Pizeto. Errance passe sa tête aux reflets de feu par la porte avant de déambuler de sa démarche mal assurée. La Sabeliko y regarde à deux fois. D'où sort la rousse ? De chez les Nepola ? Des mois qu'on prépare des épousailles pour lesquelles elle ne se décide pas... Ah non, elle semble avoir dormi chez Lorca.
Sébille protège ses fioles. Pour les remplir, elle exhorte sa mère a faire mijoter de plus en plus de bouillon. La jeune fille est devenue par la force des choses une vraie Pizeto.
Pour Carne, les priorité sont ailleurs : sauver ses fromages qui empestent dans tout le campement.
Une journée ordinaire chez les Nomades.
On s'installe pour le repas du soir et la nuit à venir. Ensuite, on s'en va par grappes vers les tavernes. La cousinade, ça peut se trouver au détour d’une rue, au comptoir d’un bar…
 
Le gamin a été rendu à sa tante. Par contre, la troupe compte désormais un nouveau cousin. Un cousin qui ne manifeste qu'un intérêt mitigé par la famille mais qu’importe, il se fera à l’usage… ou pas.
 
Prélude est comme un poisson dans l’eau. Sous son calme apparent, il se laisse envahir par les souvenirs et les émotions le submergent. Au fil des rencontres et des échanges, Rolandès imagine le jeune Prélude d'avant, impétueux et libre, même si pour elle, il est toujours ainsi en dépit des fils blancs qui teintent son cheveu noir.
 
Toute la famille est enfin réunie. Les lances ne suffisent plus. L’ambiance est au beau fixe. Une ombre au tableau : aucune nouvelles de Slurp. La lettre est restée sans réponse. C’était couru d’avance. Le Médiévo-punk les a oubliés, enfoncé dans sa romance.
L’amour leur fait gagner des membres, l’amour leur en fait perdre… C’est ainsi. Rolandès est persuadée que leur mode de fonctionnement est le garant de leur longévité. Les mariages plus économiques que sentimentaux sont plus durables que les attachements qui s’effritent.
Le soir venu, c’est de nouveau la débandade.
Le groupe a eu du mal à s’extirper de la petite place où il s'était agglutiné. Ajoutez à cela une légère brume, une pluie fine, des poules indisciplinées et une Hélianthe dans sa mauvaise période du mois...
Bref la moitié du groupe seulement se retrouve le lendemain à Sarlat.



Sebille a écrit:
ELLE M'ENERVE!!!!!!
Sébille sort de la taverne en claquant la porte, énervée! Très énervée!!!
L'objet de cette grande irritation? La nouvelle brune qui s'est jointe à la famille: belle, avec des formes là où deux petites cookies pointent le bout de leur nez chez Sébille. Avec un prénom à faire rougir un saint: Kalliopê...Trois syllabes pleines de promesses quand on les chante après un verre de bière.
Des belles filles, elle en a vu d'autres Sébille, mais celle-ci sait y faire. Toujours apeurée; toujours hésitante; toujours intimidée, comme si elle dérangeait...Et tout le monde qui tourne autour, pour la rassurer, lui dire que tout va bien, qu'elle n'a pas a avoir peur...gnagnagna...gnagnagna...
Des coups de pieds au *BIP* qui se perdent!!!
La brindille en était là de ses réflexions!

En plus, Prelude qui n'en peut plus de baver devant!!! Mais il m'énerve lui aussi!!! J'EN AI MARRE!!!!
Et Sébille qui se coince sur un banc, les larmes aux yeux. C'est qu'elle y tient à son Prélude mine de rien. Et là, elle voit bien qu'il est tout chose avec la sirène brune aux cheveux de jaie et au rire en cascade...et qu'il ne vient plus dormir dans sa roulotte.
C'est un vieux assis à côté d'elle qui la regarde. Sa barbe fournie tremble doucement quand ses lèvres s'étirent dans un gentil sourire:

Faut pas pleurer ma p'tite mignonne...Ca va s'arranger..Allez, prend ça en attendant.
Et une gourde de whisky qui sort de sa poche et qui passe dans la main de Sébille. En échange, c'est une fiole d'elixir à la camomille qu'elle pose dans les doigts usés du vieillard.
Parfois, faut juste ça: des moments très court d'amitié pure.
Ca allait déjà mieux pour Sébille...



Rolandes a écrit:
Elle l’a trouvé maladroit sur ce coup, le cousin Carne.
Cet air irrité. Ce ton empreint de reproche à peine voilé quand Sébille s’est aventurée aux côtés de Kalliopê.
Certes la cousine supporte mal la promiscuité. Certes elle a besoin d’air et d’espace. Elle respire mal, elle suffoque, elle étouffe et cherche l’air comme une noyée dès que la porte s’ouvre pour livrer passage à un nouvel arrivant.
Mais pour autant, Sébille n’en cesse pas d’exister. Elle n’en est pas moins délicate et fragile.
Et puis… c’est sa fille. Et m..de !
Son centre du monde. Son univers.
Lorsqu’elle est venue chercher du réconfort auprès d’elle, perdue et incomprise, Rolandès lui a ouvert les bras. Elle n’aime pas la tristesse sur le visage de la jeune fille. Les larmes dans ses yeux, elle ne les supporte pas.
Et ses deux époux qui ne voient rien, aux petits soins pour leur nouvelle cousine.
Sébille, blessée, s’est éloignée et tandis qu’elle discute avec un vieil homme qui lui tend une gourde en échange d’une fiole, le cœur de mère de Rolandès se serre douloureusement.
Sa fille, sa chair, celle qui lui a manqué si longtemps.

Les villes se succèdent
Montauban, Toulouse. Accueil glacial.
Rolandès note dans un coin de sa tête les noms dont elle veut se souvenir : Seurn, Sancte… Et ce verre à aller boire avec Alix...
On a perdu des cousins, on est parti les rechercher. Petit coup de main à droite et à gauche. Détour par Muret.
Ils sont à Saint-Liziers et on fait le compte des brebis. Ils sont de plus en plus nombreux. Des histoires se nouent et se dénouent. Le cœur a ses raisons…
Coup de théâtre !
Jeannette, la petite Jeannette, si discrète et effacée. Jeanne s’en va.
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errance.

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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Ven 5 Juil 2013 - 22:37

Rolandes a écrit:
Saint-Liziers, ville morne. 
Ville stricte aux règles draconiennes.
 



Citation:
Selon le décret en vigueur à Saint-Lizier, décret affiché à la porte de la mairie, le prix maximum autorisé…

On les regarde néanmoins d’un œil bienveillant et il semblerait qu’une bafouille du Carne ne serait pas étrangère à l’affaire. 
Ils sont finalement plutôt les bienvenus et c’est plaisant. 

Il n’est cependant pas prévu de s’attarder bien longtemps. 
Tout le monde est prêt, les charriotes sont chargées. Chevaux, ânes, cochons et poules piaffent d’impatience. 

Sauf que le Russe, le beau parleur, le charmeur de ces dames s’est mis en tête de déjouer les plans des caravaniers. 
Le Nomade est très organisé, ça se sait. Et un grain de sable dans les rouages risque fort de faire dévier la roulotte. 
Proverbe nomade : 
Russe aux commandes, Roulotte qui se viande. 

Et les Nomades attendent. Et le Russe ne vient pas. 
Korni, Kornichon, y es-tu ? 

On pique un peu du nez en taverne, on en profite pour faire de la retape mais le cœur n’y est pas. 
Aller chercher de l’escalope à Tarbes ? Manger du foie à Foix ? Telle est la question. 
Et il y a surtout Kaylia et Brandaf qui bandent de nouveau à part, laissant le cousin Carne dans l’embarras. 
Parce que le cousin Carne, à force de brasser, d’embrasser et d’entasser, il en a plein la carriole. C’est lourd, ça pèse et surtout, ça attire l’agresseur routard. 

Le Nomade n’est pas complètement idiot. Il sait bien qu’il est plus raisonnable de rester. 
Mais il a tant envie de partir. 

Alors en attendant Kornilove…
 

On est joueur ? 
Alors jouons ! 
On est pressé ? 
Alors restons ! 
Et décidons !
 

Androméline ! 
Rien de plus judicieux que de remettre son sort entre les mains d’une pucelle !


 
Errance a écrit:
Combien de jours déjà ? Peut être bien qu'il fallait compter semaine... Mais avec ou sans s ?... Et si un, un petit ou un gros ? 
Face au départ, la roussette avait bien du mal à décompter le temps depuis son choix de rester à Tolosa, ce temps passé là pendant que sa famiglia faisait boucle plus au sud... 
Ce temps, à nouveau seule mais fait de retrouvailles, de surprises, et de bouleversantes propositions... 
Un temps suffisant en tout cas pour qu'elle ressente aussi le manque des nomades... 
Et c'était le moment de refaire grincer les essieu de sa roulotte, d'aller peut être bien fêter ses épousailles avec le Nepola, moment de reprendre la caravane en route... 
Car elle était de nouveau là, ils étaient là, juste à coté, à une ville... 

BELT ! Le citoyen doit participer à la vie de la cité 
Ah tu vas pô t'mettre à causer comme lui hein ! 
Il est la raison 
Il est l'ambition ! Puis j'participe à la vies DES cités namé ! 
Oh cette mauvaise foi ! 
Ah pas touche à ma Foy hein ! 
Et pourquoi tu crois que Deos te joue des coups pendables hein ? 
Ben l'a été plutôt été généreux ces derniers temps 
Et tu étais où ? Justement, en vadrouille peut être ? hum ? 
Belt n'eut comme réponse à l’emmerdeuse Dame raison qu'un marmonnement bourru alors que nerveusement elle faisait tourner le lourd anneau venu récemment orner son doigt 
Pourquoi tu ne restes pas ? 
Tssss ….J'ai les pieds qui démangent 
Lave les ! Tu pourrais avoir belle situation ! 
Et j'en ferais quoi ? 
Tu aurais tes terres, peut être même des titres...tes amis... un homme qui t'aime 
Si...si il m'aime... vraiment, vu c'que j'suis.... il m'aimera encore si j'reste moué 
Comme les autres... pas la première fois que je les quittes..

Reste je te dis ! 
Ah arrête hein maintenant! 
Pis c'est pô mon monde... Pas encore, 
Pis P'être jamais... 
La famiglia ça oui …. 
Elle me manque
 
Elle passa une main lente en sa tignasse de cuivre, souvenir d'une autre, tendre et possessive... 
"Ils" te manqueront aussi... 
T'auras toujours le cul entre deux chaises et deux maris ma belle !
 

Sur ces mots, après avoir distillé leur venin, Dame raison fit mine de battre en retraite, comme souvent, alors qu'en des gestes tendus la teigne achevait de sangler le bat de son âne.... 

Aperçevant, un peu plus loin sur la route menant à l'auberge, deux donzelles qui arrivaient avec leur légers paquetages, elle les héla d'un sourire.... 

Hep ! J'suis là ! Posez donc ça sur le gadjo !

Pas si folle, elle amenait un bout de son pays avec elle....

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Rolandès Sabeliko

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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Sam 13 Juil 2013 - 10:25

Chez les Nomades, on épouse. On épouse plusieurs fois si ça nous chante.
La caravane a posé ses roulottes à Castres et de nouveaux cousins et cousines ont rejoint le campement. Dont Automne...

Pour Automne, en vue de prochaines épousailles, un bref portrait des hommes du camp.


Sglurp : un grand blond ravageur qui vit sous une barque retournée. Le tombeur de ces dames. Le Sglurp aime séduire. Amoureux des voyages, joueur de soule, caustique, sûr de lui, il est irrésistible. Le mâle dans toute sa splendeur.

Carne : Carne le sévère, Carne le bougon dedans sa barbe a un oursin dans la poche. Borgne et barbu, il ne manque pas de charme. Homme à principes, suffisant, prompt à agir et à réagir, il est prêt à tout pour la famille et ne dédaigne pas pousser la chansonnette.

Prelude : belle prestance, le cheveu poivre et sel, borgne et l'œil très bleu, Prélude est un impulsif, incontrôlable, au caractère changeant, voire lunatique. Charmant, charmeur, insupportable, corrosif, énigmatique mais si attachant. Egalement concepteur de roulottes aérodynamiques

Azrael : le troisième borgne de la famille. Une vingtaine d'années, belle allure, un tantinet efféminée. Hautain, imbu de sa personne, il tente d'en imposer par le verbe. On le dit sage. Alchimiste émérite, il pratique également la médecine orientale.

Lorca : entièrement dévoué à la famille. Secret, le verbe haut, rapide dans ses décisions, il ne tergiverse pas. Droit dans ses bottes, c'est une homme de trempe. Il est solide et on peut lui faire confiance. On cherche encore celle qui réussira à le marier.

Bill : le Nepola dans toute sa splendeur. Le boucher amoureux de sa viande. Il aime jouer du couteau et il est particulièrement habile au lancer. Courageux, c'est un homme simple et sans fioritures. Il a les pieds sur terre mais se révèle parfois impatient. Un célibataire aguerri.

Theomar : un avocat dans la famille, ça en impose ! Theomar est un homme de tête, un homme qui réfléchit et ne s'en laisse pas conter. Eloquent, consciencieux, on peut compter sur lui pour analyser une situation.

Alan : une vingtaine d'années,  grand, les muscles déliés. Acrobate, archer et ne dédaignant pas boire un verre en taverne. Alan est bel homme, bien élevé, de bonne composition, honnête et sentimental. En quête de son  idéal amoureux, il l'a trouvé en la personne de Naveen.

Philius : le meilleur ami d'Alan. Il manie l'humour avec habileté et finesse. Un courant d'air qu'on regrette de voir toujours passer en coup de vent.

Barbak : le patriarche de la famille Nepola. Seigneur et saigneur. Ne fait pas dans la dentelle. Découpeur, dépeceur, désosseur, démembreur, il aime plonger les mains dans la tripaille. Bien qu'il se plaise à faire montre de son mauvais caractère, n'est pas aussi obtus qu'il y paraît.

Jaime : visage d'ange et cheveux roux. Il tripatouille ses crayons, ses fusains et ses vélins. Délicat, sensible, artiste dans l'âme, il est le pouet des Nomades.

Korni : Korniaud, Kornichon, Kornifion, Kornilove... Grand et large, la quarantaine, il a la bougeotte et toujours le mot pour rire. Buveur, facétieux, séducteur, romantique, précurseur du nudisme. Grand comédien, il aime le verbe et la musique.

Menech : la peau sombre, le cheveu touffu, avare en paroles et de caractère égal. Frustre, rustre, rapide, précis, terriblement sensible et diablement envoûtant. Tout chez Menech est dans la démesure.

Eldiab : le plus discret et le plus secret des Nomades. Un peu bohème, un peu rêveur, un peu distrait certes, mais de confiance.

Brandaf : si beau et si modeste... Toujours partant pour la déconnade. Moins attaché à la famille qu'à Kaylia dont il est éperdument amoureux. Gagne à être connu.

Azlan : on est ravi de l'avoir parmi nous même s'il se fait trop rare. Bienvenue au magicien qui fait dans la discrétion et dont on a hâte qu'il nous montre enfin quelques tours...
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Menech Sabeliko

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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Lun 22 Juil 2013 - 12:08

vivement la galerie des belettes.
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Rolandès Sabeliko

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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Lun 22 Juil 2013 - 12:36

Je te prépare ça !
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Bilboquet Népola

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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Mar 23 Juil 2013 - 8:35

cheers  tellement ressemblant...
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Rolandès Sabeliko

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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Mar 10 Sep 2013 - 13:55

Leonne a écrit:
Je voulais être heureuse. Mais le bonheur est une chose bien étrange voyez-vous. On le cherche dans des tas de choses, une position, une fortune, l’amour aussi.  Et puis on le perd de vue en un instant, il était là, pourtant devant vous, à portée de main. Il vous aurait suffi de tendre le bras pour le saisir mais il se dérobe. Le bonheur est fuyant.
J’avais peur de m’endormir dans ce village et de me réveiller vielle un matin sans l’avoir trouvé. J’étais pleine de bonnes résolutions pourtant me poser un peu, jouer à la marchande, à la bonne tavernière, mettre de l’argent de côté et un jour, qui sait, m’inscrire à l’université. Alors pourquoi cette boule dans mon ventre ? Pourquoi cette peur indicible de planter mes racines quelque part.

Et puis ils sont arrivés un matin à l’orée du village, comme un vent de folie pour balayer l’immobilisme ambiant. Je les ai observés de loin comme on regarde des bêtes curieuses. Ils n’étaient pas si éloignés pourtant de ce que je suis, de ce que j’étais. Ils riaient, ils chantaient, jouaient de la musique, j’avais été comme ça moi aussi un jour, Il y longtemps, une éternité. Je n’ai pourtant que 18 ans. Que m’est-il arrivé ?

Je me suis fondu alors à leur masse profitant de leur venue comme d’une petite fenêtre, une éclaircie. Nous avons ri ensemble. Nous avons joué. Remuer un peu les quelques fantômes qui m’entouraient. Je savais qu’un matin ils reprendraient leur route alors je profitais au maximum de chaque instant. J’emmagasiner un peu d’énergie, je me nourrissais de leur gaité. Je  jouais les prolongations.

Alors quand ils m’ont proposé de les suivre vous pensez bien que j’ai été tenté. Trois jours durant j’ai ruminé la question me cherchant des excuses pour les accompagner. Je n’ai rien trouvé je l’avoue. C’était sans doute la plus grosse bêtise de ma vie mais comme toujours quand je décide de faire une bêtise je m’y jette à bras-le corps, à corps perdu. Me fallait-il une raison cette fois-ci ? Pourquoi faire ?

Je vais vous dire la vérité j’ai trouvé le bonheur. Ou du moins j’ai compris où le coquin se cache. Le bonheur c’est l’horizon, cette ligne qui se dessine là-bas droit devant vous. Mais chut c’est un secret, ne le dite à personne. Des mauvaises langues m’ont dit que l’horizon plus on avance plus il s’éloigne mais moi je m’en moque je continuerai à marcher vers lui en bonne compagnie. 
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Rolandès Sabeliko

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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Mar 10 Sep 2013 - 14:06

[Quelque part, entre Vesoul et Grandson]


En route en compagnie de Faustine et le temps se traine.
Au hasard des haltes, Rolandès a tout loisir de s'occuper de la galerie des goyottes.


Hélianthe : primesautière et court vêtue, l’ex porte-parole n’a pas la langue dans sa poche. Elle aime les histoires, surtout les histoires d’amour, tant que ce n’est pas à elle qu’on les conte. Opportuniste, voire vénale, c’est désormais une vraie Pizeto. Son crédo : la famille.

Jeannette : ou Jeanjeanne. Jeune fille simple et innocente pour qui la vie n'a pas toujours été rose. Elle sème la gaieté et la bonne humeur au sein de la famille. Petite protégée de Ménèch, subjugué par sa candeur.

Léonne : petite brunette pétillante et facétieuse. Tavernière hors pair, elle sait vendre la mousse à prix d’or. Nomade dans l’âme, elle vous tirera les cartes ou vous fera les lignes de la main.

Sébille :
son nom lui a été donné par les religieuses qui se sont chargées de son éducation. Préparatrice de fioles et crocheteuse de napperons. Rusée, charmante, attachante, elle entame une collection de borgnes. Seconde épouse de Carne et fille de Rolandès.

Rolandès : plus communément appelée la « madré ». Grande, brune, hautaine et totalement dévouée à la famille. Epouse de l’impétueux Ménèch. Lit l’avenir dans la paume d’une main ou la cosse d’un petit pois.

Mirialia : Petit bout de femme à l’apparence frêle. Discrète et réfléchie. La tête sur les épaules, fiable, sait parfaitement ce qu’elle veut et où elle va. On fêtera très prochainement ses épousailles.

Andromeline : Andro pour Heros, Dro pour Sglurp, Androgyne pour Prélude, Mel pour Sébille, Meline pour Rolandès...
Naïve, sociable, fleur bleue, coquette, elle aime regarder les volutes de fumée. Elle a le chic pour se mettre dans des situations invraisemblables.

Automne : prénommée ainsi en raison de ce jour gris d’octobre où elle fut recueillie. Douce, sincère, discrète, rêveuse, sensible et émotive, il faut éviter de la brusquer.

Kalliopê : inoubliable Kalliopê ! « Syllabes pleine de promesses », « un prénom à faire rougir un saint ». Sous son apparente fragilité se cache une femme audacieuse et intelligente. Secrète, apeurée, hésitante, intimidée, intimidante, on a envie de la protéger.

Faustine : encore appelée Poulette. Mais ne vous y fiez pas ! Pas aussi lisse qu’il y parait. Un passé trouble et troublant. Faustine Boisjoli promène ses oies Sasha et Touille sur les chemins, en quête de nouvelles aventures.

Sachatouille : rien à voir avec les oies de Faustine. Alexandra Touillovna nous quitte pour une histoire de cœur. Bonne route Sacha !

Ayla : prompte à succomber à l’inconnu qui passe. Trois petits tours et s’est éloignée en compagnie du séduisant Michel Blair. Le charme de l’uniforme sans doute.

Creature : indomptable Creature, où es-tu ?

Errance :
à mi-chemin entre la charretière et la charmeuse.  Farouche batailleuse à l’opulente poitrine. Impatiente, passionnée. Le cul entre deux chaises. Tiraillée entre rester ou partir.
A son doigt, un anneau d’or.


Dernière édition par Rolandès Sabeliko le Mar 10 Sep 2013 - 22:19, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Mar 10 Sep 2013 - 17:57

Et le travelo il compte pour du beurre Laughing
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Rolandès Sabeliko

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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Mar 10 Sep 2013 - 21:43

Jeannette, je suis désolée.....
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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Mer 11 Sep 2013 - 0:00

Je suis toute chose Embarassed
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Rolandès Sabeliko

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MessageSujet: portraits de famille   Mer 11 Sep 2013 - 1:33

Smackkkkkk Laughing
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Menech Sabeliko

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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Jeu 12 Sep 2013 - 11:23

bounce 

menech content
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Rolandès Sabeliko

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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   Jeu 12 Sep 2013 - 11:26

Toujours, je veillerai à ton bonheur, Ménèch.
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MessageSujet: Re: Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées   

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Tribulations clanesques et pensées de profondeurs diverses et variées
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